Save the date: Assemblage #30 Solarscope

Solarscope

En cette rentrée, Julio fête  ses 5 ans avec l’exposition Assemblage #30Solarscope qui réunit les artistes: Manon Harrois, Farah Khelil et Xarli Zurell

C’est parfois en enlevant qui s’opère un choix du regard, déterminant une manière de voir et de faire voir, pour détourner le sens primordial de l’objet. Ce qu’on enlève, révèle, donne un nouveau sens et un nouveau statut, éloigne la banalité. En imaginant des dispositifs et des protocoles qui opèrent cette invisibilité partielle, ce manque, Manon Harrois Farah Khelil et Xarli Zurell transforment notre compréhension des paysages et de la présence du corps dans l’espace, définissent un regard à partir de ce qui n’est plus.

Le vernissage aura lieu le samedi 11 et dimanche 12 septembre de 14h à 19h au même temps que le BELLEVILLE WEEKEND, un parcours des lieux qui soutiennent l’art contemporain et plus particulièrement les artistes de la scène émergente. L’accès aux lieux se fera dans le respect des consignes sanitaires.

L’exposition sera ouverte du samedi 11 septembre au samedi 2 octobre 2021. Julio sera ouvert pour vous accueillir vendredis et samedis, de 15h à 19h ou sur rendez-vous en écrivant à bonjour@spaceinprogress.com

– Les œuvres sont en vente en soutien aux artistes et à l’association –

Manon Harrois: Née en 1988 à Reims. Vit et travaille à Reims, Troyes et Paris.

Elle est une plasticienne et performeuse française, diplômée de l’ENSAAMA Olivier-de-Serres.

Lauréate de l’Académie Française avec la bourse de recherche Jean Walter Zellidja, elle a passé un an au Niger (Afrique) à apprendre la joaillerie touareg et les techniques de tissage. À la suite de ces recherches, Manon a montré en 2010 une installation au CCFN Jean Rouch (Niamey, Niger) et a créé une démarche expérimentale soutenue par la Région Champagne Ardenne – ORCCA en 2011.

Elle a participé aux laboratoires de performance de chorégraphes et interprètes américains comme Keith Hennessy, Jules Beckman et Soto Hoffman. Elle apprend la notation Laban et pratique l’improvisation avec des spécialistes de la danse buto . Elle apprend en 2019 la langue des signes.

Présentée par Gilles Fuchs (président de DIAF a créé le prix Marcel Duchamp), elle a été sélectionnée dans une short list d’artistes émergents français pour donner une exposition personnelle à la Galerie Premier Regard (juin 2014, Paris).  Un premier ouvrage monographique lui est consacré par François Quintin publié suite à l’exposition Desert Still the Same au centre d’art Camac, Marnay-sur-Seine, en 2016.
Ses derniers solo shows sont : The right space, Reims 2021 et Clorophilia, PORTA 33, Centro do artes de l’île de Madeira, 2021. Put yourself together, au CAC / Passages, Troyes en 2019; In any case it’s openning, St’Art, StandRégion Grand EST, Strasbourg et Listen to me, Geometria sonica, commissariat de Nuno Faria, à Arquipélago – CAC, Azores, Portugal en 2018

Dans son travail « l’ensemble dessine la topographie d’une activité, autant psychique que physique, composée d’une infinité de micro gestes lesquels tentent sans succès de reconstituer dans son entièreté le – ou les – corps absent(s). Les gestes et opérations dans mon travail de sculpture s’organisent de la même manière. Il y est question de fragments qui cherchent la valeur du tout, du dédoublement de l’objet par son enveloppe, de l’empreinte toujours réversible. »

Farah Khelil: Née en 1980 à Carthage, en Tunisie. Vit et travaille à Paris.

Après des études aux Beaux-Arts de Tunis, elle s’installe en France où elle obtient un doctorat de l’École des arts de la Sorbonne en 2014. De ses débuts aux Beaux-Arts, elle se souvient d’avoir eu accès aux œuvres exclusivement à travers des livres d’histoire de l’art ou des catalogues. Ce rapport à l’art, via l’écriture, arabe et latine, la reproduction photographique ou l’environnement quotidien et familial, la conduit à intégrer tous ces éléments à sa recherche. Artiste essentiellement conceptuelle, elle recompose des textes, des images et des objets dans des agencements protéiformes qui en reconfigurent le sens. Elle a recours à des protocoles de traduction, de codage, de distanciation et de cécité, au moyen de jeux de composition et d’analogie du sens. Empruntant des techniques et des matériaux divers, ses œuvres mettent en forme une réflexion sur le rapport de l’art à l’écriture, au langage et à l’information.

Parmi ses expositions récentes figurent, en 2019 : Leave No Stone Unturned, Le Cube, Rabat ; Cartes mémoire, Musée archéologique national d’Ombrie, Pérouse; The World Exists To Be Put On A Postcard, British Museum, Londres ; en 2018: Graines de pensée, Selma Feriani Gallery, Tunisie ; en 2015 : Medi Terraneum, Es Baluard, Palma de Majorque ; en 2013 : Point de vue, point d’écoute (Gilbert Simondon), Centre culturel international de Cerisy, Normandie. En 2019, elle a été nominée pour le prix AWARE et a obtenu la bourse de l’Arab Fund for Arts and Culture.

Xarli Zurell: Né en 1993 à Bayonne. Il vit et travaille à Paris

Diplômé de l’Ecole Supérieure d’art des Rocailles à Biarritz puis l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Nantes Métropole, Xarli Zurell expose régulièrement son travail entre Bruxelles et Paris. Il fait également partie du collectif et lieu d’exposition Bruxellois Grande Surface depuis 2018.

Sa pratique artistique s’articule autour de la notion de manque. Il s’emploie à souligner, par les moyens de la peinture et dans son environnement proche, des dysfonctionnements qu’ils soient statutaires, structurels ou affectifs. Un objet abandonné sur un bord de trottoir, des parcs qui m’apparaissent tels des simulacres de nature, des portraits d’amis dans un état de désordre émotionnel…Les sujets varient mais demeure cette impression de formes fragmentaires.