Save the date: Assemblage #32 A vertigem comum

Assemblage #32 A vertigem comum

Julio ouvre la saison 2022 avec l’exposition Assemblage #32 A vertigem comum le vendredi 18 février.

Du 18 février au 13 mars 2022, les vendredis et samedis de 15h à 19h. à Julio au 13 rue Juillet, 75020

Vernissage le vendredi 18 février de 18h à 21h avec une performance poésie/danse à 19h de Louise Le Pape (artiste, compositrice) et Idrysse Minix (danseur, chorégraphe)

Commissaire de l’exposition, Lena Peyrard
Artiste associé, Gabriel Moraes Aquino
Artistes présenté.es Gabriel Moraes Aquino, Nicolas Faubert, Farid Kati, Louise Le Pape, Samar Al Summary

Avec des performances et activations de Farid Kati (artiste), Nikola Lackovic (ingénieur linguistique), Louise Le Pape (artiste, compositrice), Julien Mauranne (astrologue), Idrysse Minix (chorégraphe, danseur).

Mille six cent soixante-quatorze kilomètres. C’est la distance que parcourt la Terre, chaque heure de chaque jour en tournant inlassablement sur elle-même dans une valse effrénée. Et avec elle nous fonçons, nous autres les poussières, les fourmis, les riens du tout, pris dans cet élan imperturbable.
(…) L’exposition  A vertigem comum  témoigne d’une réflexion collective autour des corps en mouvement. Détachée de toute rationalité scientifique, elle s’envisage davantage comme un laboratoire de formes intimes qui transpirent simplement ces dynamiques de l’invisible et où se croisent les micro-univers des artistes lié.es autour du projet, leurs histoires, leurs cultures, leurs individualités. Devenu le lieu de la pensée vertigineuse, les quinze mètres carrés de Julio semblent se replier sur eux-mêmes, à l’image d’une boîte, une toute petite boîte dans laquelle le Monde, étriqué, transpirant, bouffi, tente de s’enfoncer.

Programmation:

Vendredi 18 février (vernissage), de 19h à 20h : Performance de Louise Le Pape (artiste, compositrice) et Idrysse Minix (danseur, chorégraphe). À l’occasion de l’exposition les deux artistes s’unissent pour proposer une performance inédite entre poésie et danse.
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Samedi 26 février, de 16h à 18h : Farid Kati (artiste) proposera aux visiteurs un moment d’histoire intime autour d’un jeu de domino, mis en musique par Sofia Magdits (musicienne)
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Samedi 5 mars, de 16h à 17h : Invitation à Julien Mauranne (astrologue) qui viendra parler au sein de l’exposition des astres et de la notion de libre arbitre
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Samedi 12 mars, de 16h à 17h : Invitation à Nicola Lackovic (ingénieur linguistique) qui viendra parler au sein de l’exposition de la relation entre langage et émotion.
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Dimanche 13 mars, de 16h à 17h : « Le premier mot » une performance de Louise Le Pape (artiste) et Hugo Dezellus (graveur) entre poésie et gravure sur pierre.

Lena Peyrard: Née en 1993 à Paris. Vit et travaille à Paris.

Après avoir rejoint l’équipe du Palais de Tokyo puis celle du Centre Pompidou en tant que programmatrice, j’ai souhaité développer mon activité de commissaire d’exposition indépendante afin de travailler sur des projets d’exposition et d’écriture qui me sont plus intimes.

Mes réflexions curatoriales tendent vers l’exploration de frontières franchissables, de voix qui se croisent, de points de bascule entre différents registres ou pratiques. Ainsi les expositions que j’imagine parlent de porosité, de croisement, de télescopages, de chocs et d’alliances. Il y est question d’écriture poétique au sein de la création vidéo (Paysages Alentour, Centre Pompidou, 2020), du passage du réel vers des fictions qui remettent en cause nos conditions d’existences (Upside Down, DOC!, 2021), de l’évocation du conte merveilleux au sein de pratiques plastiques plurielles (Chemins de Traverse, Espace Voltaire, 2021) ou encore de l’atelier d’artistes vu sous le prisme de la théâtralité (:Knock Knock Knock, ChezKit, 2021). Fruit d’une observation attentive des pratiques artistiques d’aujourd’hui, mon approche curatoriale tend à porter un regard à la fois intime et collectif sur le présent et la manière dont les événements du réel influent sur nos imaginaires. Mes projets sont par ailleurs conçus de manière à s’inscrire spécifiquement au sein des architectures des lieux où ils prennent place.

Gabriel Moraes Aquino : Né en 1994 à Rio de Janeiro, Brésil. Vit et travaille à Paris.

Gabriel Moraes Aquino est diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2020, il a ensuite effectué sa résidence à la Cité Internationale des Arts de Paris et fait désormais partie de la résidence à la Fondation Fiminco à Romainville. Gabriel recherche les possibles croisements et formes entre les échanges intimes et l’impermanence des habitations temporaires. Ses références proviennent de ses voyages, des histoires racontées et non racontées, de sa collection d’images, de textes personnels/retranchés et de matériaux bruts/récupérés. Afin de révéler les éventuelles variations d’un même contexte, il présente souvent son travail comme des actions et des installations performatives et interactifs, mêlant différents médiums, objets et indices de présence.

En 2021, il participe à des projets collectifs et collaboratifs comme le projet inclusif entre collégiens « L’Autre cet Extraordinaire », un partenariat entre la Fondation Fiminco et La Villette ; la 71e éd. du festival d’art « Jeune Création » ; l’exposition U Otro Lado, au DOC à Paris, organisée par Persona Curada. Son travail a été présenté notamment à l’Espacio Temporal à Pantin, au Portugal à Vila Nova de Cerveira, en Chine avec le A4 Art Museum à Chengdu, au Royaume-Uni à la Offshoot Gallery, entre autres. En 2022, il présentera son installation « Fortune Coconut » à l’exposition « 100% EXPO » à La Villette. Pour 2022/2023 il travaillera avec l’association Orange Rouge pour développer un projet collaboratif pendant un an avec des jeunes en situation de handicap (troubles cognitifs, du comportement ou visuels, déficiences intellectuelles, etc..).

Nicolas Faubert : Né en 1991 à Libreville, Gabon. Vit et travaille à Paris.

Handicapé visuel à plus de 90 % Nicolas Faubert est danseur et performeur. Il explore le Popping, s’ouvre au Hip-Hop, à la House, au Locking. Dans les salles de break il détonne en dansant debout, à cause de la fragilité de ses yeux.

En 2018, il est choisi par la plasticienne vidéaste Laure Prouvost pour son projet reçu au Pavillon Français de la Biennale d’art contemporain de Venise 2019. Après avoir été un des acteurs principaux du court-métrage Deep See Blue Surrounding You (Vois ce bleu profond te fondre), il performe dans l’enceinte du Pavillon pendant toute la durée de la Biennale.

Après une résidence à la Cité internationale des arts (Paris) il décide d’étendre sa pratique à d’autres sphères de la création visant à cristalliser l’art vivant et la danse au travers d’une étendue de médium.

Farid Kati : Artiste d’origine algérienne (kabyle), né le 22 février 1994 à Bondy (France).Vit et travaille à Paris.

C’est en intégrant les Beaux-Arts du Mans, en 2014, qu’il rencontre Kate Blacker. L’artiste l’encourage à sortir de la peinture pour approfondir son travail vidéographique sur l’écriture du vent.

En 2018, il est admis à nouveau en deuxième année, mais cette fois-ci aux Beaux-Arts de Paris où il intègre l’atelier d’Ann Veronica Janssen, sa professeure référente. Farid entretient avec elle une
relation particulière car ils partagent une sensibilité commune et une approche artistique similaire.
Les forces énergétiques et la mémoire du vent sont au cœur de sa réflexion. Conditionnée par la présence du vent, écriture du mouvement mais aussi de l’empreinte, il converge dans sa pratique à une relecture du monde environnant. En recherche perpétuel de signes, il tente de rendre visible une image secrète du monde extérieur, images de signes et de soi. Homme du lien, du lien indicible entre les éléments et la matière, entre l’espace et le temps. Signifier son passage le renvoie à son héritage culturel, celui du voyageur, fils d’immigrés algériens, il a toujours été en déplacement entre deux mondes. L’écriture du vent l’amène à une dialectique, à un langage qui le répare

Louise Le Pape:

Entre création sonore et vidéographie, le travail de Louise Le Pape explore un nouveau rapport au monde, à l’impalpable, à l’animal, au spectre.

Lier l’onde sonore aux images, la vibration  comme un témoignage. Nourrie par le vivant qui l’entoure, Louise explore les espaces naturels et poétiques. Elle porte un regard sur les humains et les êtres sauvages, laissant naître l’anomalie, l’histoire qui sommeil. Compositrice et étudiante aux Beaux Arts de Paris, elle lie son approche naturaliste à une philosophie de l’étrange.

Samar Al Summary: Née en 1988 à Djeddah, Arabie saoudite. Vit et travaille actuellement à Paris.

De 2019 à 2020, elle a étudié au HWP d’Ashkal Alwan, à Beyrouth. Son travail incarne le présent hétérogène du migrant, bricolé d’ici et d’ailleurs. Elle utilise la photographie et le texte comme point de départ pour la sculpture, l’installation et les images en mouvement. Elle a exposé son travail au festival Organ Vida au musée d’art contemporain de Zagreb, au festival des Rencontres d’Arles, et ses vidéos ont été notamment projetées au festival du film d’Oberhausen ainsi qu’au festival international du film de Reykjavik.

Artistes et intervenants:

  • Commissaire de l’exposition, Lena Peyrard
  • Artiste associé, Gabriel Moraes Aquino
  • Artistes présenté.es Gabriel Moraes Aquino, Nicolas Faubert, Farid Kati, Louise Le Pape, Samar Al Summary
  • Intervenant.es, Nicola Lackovic, Julien Malanne, Idrysse Minix, Hugo Dezellus, Sofia Madits.