La chambre verte de Stéphanie Dupont / L’été de Julio

9, 10, 11 juillet 2020

L’été de Julio / Un nouvel accrochage chaque semaine/ 2020

Pour s’adapter aux nouvelles modalités de convivialité, Julio change son format habituel et invite un ou deux artistes par semaine à réaliser un accrochage éphémère dans un esprit joyeux d’ouverture et de déconfinement.

La dernière exposition de cette série est La chambre verte de Stéphanie Dupont.

Stéphanie Dupont photographie des forêts dites primaires, au cours de voyages à travers l’Europe, l’Asie et l’Amérique. Au coeur des différentes forêts qu’elle a explorées, le sentiment d’être chez soi. Protégée. Dans sa chambre. Sa première rencontre avec la jungle se produit par hasard, lors d’un travail de commande en Malaisie. La végétation tropicale du Taman Negara qu’elle découvre, est parmi les plus anciennes de la Terre. Elle cherche depuis à en explorer d’autres comme en 2019 la Mata Atlantica au Brésil. La nécessité intime, organique de témoigner et d’enregistrer ce vivant est devenu, avec les catastrophes présentes et les crises à venir, un engagement pour la préservation de la biodiversité, en même temps que l’anticipation d’une nostalgie d’ores et déjà abyssale.

Nous vous recevrons en présence de l’ artiste ‪du jeudi 9 au samedi 11 juillet de 16h à 19h.

‪13 rue Juillet, 75020 à Paris.

Stéphanie Dupont : Née en 1969 à Paris. Vit et travaille à Paris.

Née à Paris, Stéphanie Dupont a passé son enfance à l’étranger entre la Tunisie, l’ex-URSS, Israël et l’Afrique du Sud. Elle a commencé très tôt à faire des photos, sans doute parce qu’il s’agissait pour l’enfant qu’elle était de garder une trace de tout ce qu’elle voyait, des lieux où elle vivait mais qu’il faudrait forcément quitter, une façon d’être bien sûre qu’elle n’avait pas rêvée, que tout ceci avait bien existé. Après avoir passé son bac, elle rentre à Paris afin d’étudier le théâtre et le droit.

Elle a été comédienne : sédentarité géographique, voyages mentaux, et puis… des photos de plateaux. Elle a conservé de son enfance nomade un goût pour l’ailleurs ; un ailleurs où s’opèrent les rencontres de civilisations ; l’appel du large ; une angoisse sourde de ne plus être dans l’exploration du monde.

Est ce que les paysages, les hommes existent sans un œil qui les regarde ? L’extérieur, l’ailleurs, est une source inépuisable d’inspiration et ses photos sont des moments d’intimité dans des lieux étrangers et souvent inconnus. Le monde ne peut être capturé qu’à travers la façon qu’il a de nous échapper, dans le geste même où nous pensons mettre la main sur lui. Tout alors devient une histoire d’exposition où, comme au théâtre, en exposant, on s’expose.

Jusqu’en 2005, le médium photographique avait une place secondaire en miroir avec une autre pratique, celle du théâtre en tant que comédienne. Peu à peu, le regard l’a emporté sur les mots, l’œil sur la parole, il a pris toute la place..

Planning des expositions du juin et juillet 2020:

18, 19, 20 juin: Bertrand Segers
25, 26, 27 juin: Julien Langendorff et Romain Sein
2, 3, 4, 5 juillet: Allison Blumenthal
9, 10, 11 juillet: Stéphanie Dupont

Les œuvres sont en vente en soutien aux artistes et à l’association

Mediums

  • photographie