Save the date: Assemblage #27 Atlantis, is calling

Atlantis, is calling

Vernissage samedi 13 mars à partir de 14h  à Julio Artist-run Space –  13 rue Juillet, 75020 Paris .

Julio présente Assemblage #27 Atlantis, is calling ; qui réunit les artistes Étienne François, Manon Pretto et Sofia Fanego. Avec un texte de Carine Klonowski.

 On pourrait commencer par « Il était une fois », à en croire l’emprunt marqué à l’imagerie de l’Antiquité gréco-romaine chez Étienne François, dont les tableaux mettent en scène ruines de temples, fragments de statues, vases ou amphores dans lesquelles des fleurs auraient repoussé. La végétation paraît avoir repris du terrain jusque dans les collages de Sofia Fanego, où les corps semblent y être statuaires. Ne restent du colosse que ses deux pieds, que Manon Pretto nous présente dans ses installations. Leur chute a fait voler le sol en éclats, comme une déflagration. On pourrait donc bien croire, dans cette exposition, que l’on arrive post effondrement.

Le vernissage aura lieu le samedi 13 mars de 14h à 18h et l’accès se fera dans le respect des consignes sanitaires.

Exposition ouverte ‪du 13 mars au 11 avril les jeudis, vendredis et samedis ‪de 15 à 18h ou sur RDV.

Les œuvres sont en vente en soutien aux artistes et à l’association

Sofia Fanego: Née à San Pedro, Buenos Aires, Argentine. Vit et travaille en France.

Après des études de cinéma, elle voyage à travers le monde en travaillant dans l’industrie de la mode. Son laboratoire et son atelier se déroulent en pleine nature, dans la région de Normandie. Elle explore différentes techniques comme le collage, les séries de portraits analogiques, la sculpture. En même temps elle développe des études de botanique et paysagisme. Ces dernières années, elle a montré ses œuvres à Buenos Aires, Uruguay, San Paulo, Barcelone. Elle a fait des interviews pour Vogue.it, Marie Claire, Madame Figaro, L’officiel, Elle Japon …

Comme projets en cours, on peut nommer un spectacle à Tokyo pour les mois à venir, la production d’un livre avec l’artiste japonais Mono et un autre livre, « Poblados », basé sur le jeu et la performance comme moyen d’expression. La diversité de ses projets démontre la curiosité et le dévouement avec lesquels Sofia explore sa voie en tant qu’artiste.

La peau en tant qu’élément déclencheur de multiples transformations, l’a amené à interroger le temps et son acceptation. Au fil des années, elle a changé sa perception, transformé sa peau, résigné le corps pour donner naissance au derme, non plus comme objet de désir mais comme sujet désirable. L’exploration des textures naturelles l’a fait se plonger dans le washi (papier japonais réalisé selon une technique traditionnelle), et d’adopter la simplicité de cet élément comme base cartographique de ses œuvres. Ce papier artisanal amène avec lui la transmission d’un héritage culturel, pur et sincère, dans le respect et l’appréciation de la nature. Sur ce territoire, elle joue en utilisant des images des années 30 et 40; corps nus dansant, retenus dans le temps, préservant la jeunesse et la beauté. Elle leurs superpose une flore séchée qui garde aussi sa couleur, sa forme et sa beauté intemporelle.

Etienne François: Né en 1984 en Haute-Loire. Il vit et travaille à Paris.

Il obtient le DNSEP en 2011 aux Beaux-Arts d’Angoulême. Ensuite il part vivre à Bruxelles ou il restera 3 ans au sein des Ateliers de Komplot.

Entre ces expositions comptent : The Owl’s castle  aux les églises à Chelles (2020),  On est tous passé par là  au 6B (2019),  Cycle croisés au 6B (2018), Jeune création chez Thaddaeus Ropac à Pantin(2017),  Rainbow Ranch Hand à la  FRAC nord pas de Calais (2016),  From black to blue au Pavillon du docteur Pierre Nanterre(2015), Territoires incertains à  Plateforme Paris(2014) et E=M=C, au  22 rue Muller (2014).

Il a participé en les résidences de La Richardière dans la Sarthe (2018), 35H à Bagnolet (2017),  Pavillon du docteur Pierre à Nanterre (2015) et les Ateliers Bellevaux à Lausanne (2014)

Depuis quelques années il observe les liens que l’homme entretient avec son environnement. Il s’intéresse en particulier aux traces du passé dans le paysage, à l’iconographie de la vanité humaine et à des peintures romantiques. Il n’utilise pas directement de sources photographiques ou quelque image que ce soit mais l’essaie de retranscrire certains éléments qui ont marqué ma mémoire.

Il s’efforce a s’éloigner de l’illustration d’un fait, d’un évènement. Les paysages qu’il peins sont parsemés d’éléments humains, de ruines, d’objet abandonnés mais leur interprétation reste ouverte. Il s’ intéresse à ce qui a été laissé et modelé par le temps et aux interprétations du néophyte face à ces signes.

Carin Klonowski:  Née en 1989 à Nice. Elle vit à Chelles et travaille actuellement entre Paris et Clermont-Ferrand.

Elle est artiste plasticienne, chercheuse et commissaire d’exposition. Après un diplôme national d’expression plastique à l’École européenne supérieure de l’image d’Angoulême en 2012, elle suit entre 2013 et 2015 un cursus universitaire de recherche en lettres et arts à l’université Paris Diderot. Depuis 2018, elle est chercheuse au sein de la coopérative de recherche de l’École supérieure d’art de Clermont-Métropole. Carin Klonowski est par ailleurs engagée dans deux groupes de recherche, Constallationss et WMAN, explorant respectivement protocoles de recherche collective en ligne et articulation entre art et jeu vidéo. Elle fait également partie du collectif curatorial Le Syndicat Magnifique.

Manon Pretto: Née en 1993 Melun . Vit et travaille entre Paris et Clermont-Ferrand

Après ses études en communication visuelle – Édition et publicité, elle obtient un DNSEP à l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole. Son travail prend source dans différents engagements personnels à l’échelle du territoire, comme avec Perou – Pôle Exploration des Ressources Urbaines, laboratoire de recherche action sur la ville hostile – ainsi qu’avec Yes We Camp, où elle saisit les enjeux de la création en situation et confirme son intérêt pour les alternatives à l’appréhension urbaine et à des problématiques d’hospitalité. Son travail a été présenté en France : In extenso (Clermont-Ferrand), Centre culturel de la ville de Guyancourt (Guyancourt), Fondation d’entreprise Francès (Senlis), Espace Voltaire (Paris), Lestudio (Paris), Les Églises centre d’art contemporain (Chelles), Musée Bargoin (Clermont-Ferrand) et également à New York à la suite d’une résidence au Triangle Arts Association. Elle est nommée pour le 13e Prix Icart et le Prix Carré sur Seine.

Son travail pluridisciplinaire, allant de l’installation à la performance en passant par la sculpture, explore les frontières entre le corps et l’image, en s’attachant à différents facteurs sociaux communs tels que la communication et l’identité. Manon travaille, entre autres, sur les errances et sur la façon dont nous nous adaptons à notre environnement. Sa pratique est tournée vers l’univers de la science-fiction pour un environnement à prédominance urbaine et contient un aspect politique fort. Elle crée des objets prothétiques aux allures futuristes, pour créer un humain augmenté. Elle travaille également sur des images de ce qui nous entoure et crée des personnages évoluant dans un cadre dystopique. Les projets de Manon sont conçus pour un environnement en constante évolution. Très proche des questions liées aux libertés individuelles et la façon dont elles peuvent être mises à mal de nos jours, son travail interroge les fragilités et mécanismes de pouvoir. Les pratiques collaboratives lui sont de ce fait essentielles, pour des raisons évidentes d’équités et d’ubiquités liées à ses problématiques.

Exposition du 13 mars au 11 avril 2021
Ouverte les jeudis, vendredis et samedis de 15h à 18h ou sur RDV

Les œuvres sont en vente en soutien aux artistes et à l’association

Mediums

  • installation
  • sculpture
  • peinture
  • collage