Save the date: Assemblage #31 Biennale de l’image tangible

Assemblage #31 Biennale de l'image tangible

Assemblage #31, Biennale de l’Image Tangible

Julio participe dans la deuxième édition de la Biennale de l’image tangible, en présentant le travail de Camille Benarab – Lopez et Mathieu Zurcher dans l’exposition Assemblage # 31.

Lors d’un mois d’expositions et d’événements situés dans le 20e arrondissement de Paris, la Biennale de l’Image Tangible présente une sélection d’œuvres qui tendent à s’émanciper d’un usage classique du médium photographique.

Dans le travail Mathieu Zurcher, et de Camille Benarab-Lopez l’image photographique devient façonnable, emprisonnée dans la matière, s’incarne dans un double mouvement de monstration et de dissimulation, jusqu’à atteindre le point de rupture de la lisibilité de l’image.

Le vernissage aura lieu à Julio le samedi 13 novembre de 17h à 21h.

L’exposition sera ouverte du samedi 13 novembre au samedi 4 décembre 2021. Julio sera ouvert pour vous accueillir du jeudi à samedi,de 15h à 19h ou sur rendez-vous en écrivant à bonjour@spaceinprogress.com

Camille Benarab-Lopez: Née en 1989 à Paris. Vit et travaille à Paris.

Camille Benarab-Lopez est diplômée de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs et des Beaux-Arts de Paris.
Sa pratique de collecte de visuels aux sources et aux statuts divers, donne lieu, par des techniques et des médiums
multiples, à un processus de montage et de composition picturale. Visant à contenir le flux visuel et à offrir un espace d’abstraction à investir, l’artiste questionne notamment le rapport de notre corps à l’image et à sa planéité, lié par un double élan de désir et de frustration. Elle a été en résidence à la Casa de Velazquez à Madrid et à la Cité internationale des Arts de Paris ; son travail a été présenté en France et à l’étranger (galerie Catherine Putman, galerie Valérie Delaunay, galerie Odile Ouizman, la Villa Belleville, ainsi qu’à Leibzig, New York, Oslo et Madrid).
Elle a été lauréate du Prix Icart Artistik Rézo 2020, et elle est sélectionnée pour la 71ème édition de Jeune Création.

La recherche de Camille Benarab-Lopez s’organise en data d’images qui viennent ensuite trouver dans le
travail une « consistance » selon le mot de l’artiste, par le biais d’une série d’action : imprimer, recadrer, recomposer, déposer, circonscrire. Fragilisée, empêchée, floutée par les étapes successives qui viennent
l’incarner, l’image, dans son phénomène d’apparition mais aussi de frustration serait finalement ici une métaphore
de la création. Les attentes qu’elle invoque et qu’elle contredit, sa capacité à communiquer flirtant avec son irréductibilité au langage, sa profondeur sans cesse défié par une planéité presque têtue, rappellent
les tensions à l’oeuvre dans tout processus artistique. Mais la confusion ici est aussi génératrice d’espace. Si l’information première est souvent perdue et la dimension plastique éludée, ce langage de l’indétermination
s’attache au motif du surgissement tant dans la représentation de l’image que dans sa modalité physique, agissante. Transparence, superposition et profondeur fabrique des seuils. Physiquement, visuellement, mentalement.

Mathieu Zurcher: Né en 1987 à Martigues. Vit et travaille à Marseille.

Il intègre l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2012 où il crée le collectif 2A1 avec Kévin
Rouillard, Romain Vicari François-Noé Fabre entre autres. Le collectif 2A1 vise à soutenir et à donner de la
visibilité aux jeunes artistes contemporains français à travers l’organisation d’expositions collectives en France
et à l’étranger. Il a exposé depuis 2013 une soixantaine d’artistes lors de quatre expositions collectives à Paris
et à Marseille. La dernière, en mai 2017, l’exposition AGORA à la galerie R-2 à Paris, a obtenu le soutien de la
Fondation de France et a vu le travail de jeunes artistes se confronter et dialoguer avec celui d’artistes majeurs
comme Valérie Jouve, Hugues Reip, Alun Williams, Bernard Piffaretti etc.

Installés à Lisbonne de 2016 à 2018, ils décident de créer l’atelier de production 39 Mercado, lieu destiné à
accueilir des artistes en phase de production pour différents projets d’exposition au Portugal.

Dans son travail Mathieu Zurcher s’autorise à reconsidérer l’objet photographique comme un outil palpable
et façonnable. Les images produites par l’artiste établissent un dialogue et une lutte avec la matière (béton,
métal, verre), créant des tensions visibles et sensibles, permettant ainsi de penser les relations possibles
entre la photographie et la sculpture. Une tôle d’aluminium fléchissant sous son propre poids, une dalle de
béton façonnée ou bien une structure d’accueil en métal, sont pour l’artiste autant de supports destinés à
accueillir des images.