Assemblage #13: Samedi 8 septembre 2018- 17h

Assemblage #13 Vice versa, Soleil double

Vernissage samedi 8 septembre à partir de 17 h – 13 rue Juillet, 75020 en partenariat avec Grolsch.
Exposition du 8 au 28 septembre 2018. Vendredis et samedis de 17h à 19h et sur RDV

Vice versa, Soleil double, l’Assemblage #13, exposition de rentrée à Julio présente pour la première fois à Paris le travail de deux jeunes artistes : Néphéli Barbas (France – 1990) et Juan Gugger (Argentine – 1986). Rassemblés par la curateure Mathilde Ayoub (France – 1992). Tous les trois se sont rencontrés lors d’une résidence à l’instituto di Tella de Buenos Aires en 2016.

Les dessins, objets, sculptures, installations de Néphéli Barbas décomposent en fragmentent les structures, architectures ou images qui composent la réalité. Cette stratification invite à revoir ou repenser les choses dans et hors de leur contexte, qu’il soit urbain, socio économique ou politique. Ce contexte est aussi le point de départ des oeuvres de Juan Gugger. Ses recherches, installations, sculptures, utilisent ou reproduisent des formes du réel pour les détourner de leur usage ou de leur utilité. Les deux artistes développent des recherches plastiques et formelles autonomes, mais leurs intérêts communs donne parfois lieu à des collaborations.

Vice Versa, expression commune à l’espagnol et au français pourrait définir ce lien entre leurs pratiques : inversement et réciproquement.

Invitée par Julio à réaliser un Assemblage, Mathilde Ayoub en propose un déjà assemblé. Cette exposition joue avec ces divergences et ces convergences, points communs et oppositions, formes ou symboles que ces deux artistes convoquent dans leur travail.

Artistes:

Néphéli Barbas : Née en 1990 à Orléans, France.
Vit et travaille entre Buenos Aires et Paris

Elle a étudié à l’École Nationale Supérieure d’Art de la Villa Arson à Nice et à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Copenhague. En 2016 elle a participé au programme d’artistes de l’Université Torcuato di Tella, à Buenos Aires. Elle a dernièrement exposé son travail à TaMaCo, Buenos Aires, à l’Université de los Andes, Bogotá, ainsi qu’à l’Espace d’Art Contemporain de Montevideo.  Elle participera en septembre à l’exposition Des agents se créent au Centre Tignous à Montreuil, avant de transiter à Prague pour une résidence et exposition à PRÁM Studios.

Son travail se nourrit d’échanges constants entre dessin et sculpture. Certaines de ses pièces se composent à la manière de roches sédimentaires. Le regard doit alors se livrer à un travail de fouille pour en percevoir les différentes strates. Se construit ainsi une ambivalence entre une vision d’ensemble et une inspection minutieuse de terrain, entre planification architecturale et évolution botanique.  Décomposer un espace en couches successives lui permet de représenter de manière distanciée des éléments significatifs d’un contexte économique et social ; barbelés, grilles de protection, barrières électriques, failles et ruines. L’artiste s’absorbe dans la saturation de ces signes, dans la manieÌ€re qu’ils ont de se percuter et se contredire.

Juan Gugger: Né en 1986 à Dean Funes, Argentine.
Vit et travaille à Buenos Aires.

Son travail prend comme point de départ l’accumulation d’opérations stratégiques dans des territoires et des moments déterminés. Ces projets intègrent parfois l’interprétation des dimensions diachroniques et synchroniques du temps et du lieu où ils apparaissent, et des matériaux qui les composent. Ses « situations » ont été développées dans des espaces tels que NN Galería, Museu de Arte Contemporânea do Rio Grande do Sul, Museo de Arte Contemporáneo de Rosario, Museo de la Memoria, Espacio de Arte Contemporáneo de Montevideo, El Gran Vidrio Galería, ou BSM Art Building.

Il articule souvent les aspects circonstanciels, émotionnels, économiques ou historiques de chaque moment d’exposition (relations entre le déterminé et le contingent, la matérialité et la politique, le temps phénoménologique et l’espace perceptuel, l’histoire et l’idéologie). Au cours des dernières années, son travail a incorporé des éléments de différents espaces physiques et culturels lors de situations de résidence, tels que Flora (Bogotá), Getty Research Institute (Los Angeles) ou EAC (Montevideo).

Ses prix les plus récents comprennent le Grand Prix Kenneth Kemble (2017), la bourse Roberts (2017), la bourse du Fonds National pour les Arts (2016), la bourse Colectivo Coleccionismo Federal (2016) et le Prix pour Projets en cours à la quatrième Biennale d’Art de Buenos Aires (2015).

Mathilde Ayoub: Née en 1992 à Paris, France.
Vit et travaille entre Paris et Marseille.

Curatrice et chercheuse, diplômée en Philosophie de l’art et Esthétique à la Sorbonne, Mathilde Ayoub développe des projets d’exposition, de recherche, de gestion culturelle et de production dans l’art contemporain. Les formats qu’elle utilise mêlent théorie et pratique et dépendent de la typologie de chaque projet : expositions, éditions, chroniques, rencontres, collaborations, textes, programme radio, vidéos, schémas… Ses intérêts portent pour une pratique curatoriale hybride, génératrice de rencontres et de dialogues.

En 2017, elle a réalisé «Destination Collections» une série radiophonique d’entretiens avec les médiateurs / trices des 23 Fracs de France diffusé à l’été 2018. En 2016, elle participe au programme d’Artistes et de Curateurs et de Critique du di Tella à Buenos Aires. Elle y développe entre autres les projets : «Babel Radio», une série radiophonique documentaire sur les bibliothèques d’artistes ; «La Mesa Somos Todos» une programmation de 50 expositions et conversations de 20 minutes chacune pendant 6 jours. Elle a collaboré de 2013 à 2016 avec Albertine de Galbert sur des projets d’expositions et de coopération culturelle ; un co-commissariat de l’exposition des diplômés de L’EESI «SAUFS?» au FRAC Poitou-Charentes à Angoulême. Précédemment, elle l’a assisté au Palais de Tokyo, à la Maison Rouge et à la Maison de l’Amérique latine et dans des galeries et coordonné arte-sur.org

 

 

Mediums

  • installation
  • sculpture
  • dessin